30 nov. 2010
LA TETE EN FRICHE
"On croyait que le monde s’arrêtait à la colline d’en face, mais non ! Derrière il y en a une autre (…) Et puis plein. Cette vallée où l’on vivait peinard, c’était qu’une vallée parmi d’autres (…) C’était le trou du cul du monde, en fait ! En marchant, on croise d’autres gens, mais plus on va vers le sommet, moins il y a de monde avec soi, et plus on gèle ! (…) Une fois qu’on est en haut, on est content, on se trouve très fort d’être arrivé au dessus des autres. On peut regarder loin devant soi. Seulement, au bout d’un moment, on se gaffe d’un truc tout con : c’est qu’on est seul, sans plus personne à qui causer. Tout seul et minuscule. (…)
C’est sans doute à ça qu’elle pense, Marguerite, quand elle dit : "Savez-vous, Germain, que la culture isole ?"
Je crois qu’elle n’a pas tort, et qu’en plus, ça doit foutre le méchamment le tournis, de toujours voir la vie en contrebas. (...)"
C’est sans doute à ça qu’elle pense, Marguerite, quand elle dit : "Savez-vous, Germain, que la culture isole ?"
Je crois qu’elle n’a pas tort, et qu’en plus, ça doit foutre le méchamment le tournis, de toujours voir la vie en contrebas. (...)"
Marie-Sabine Roger
29 nov. 2010
28 nov. 2010
27 nov. 2010
26 nov. 2010
25 nov. 2010
THE ROSE
24 nov. 2010
CAMILLE CLAUDEL
![]() |
| Camille Claudel par Nathalie Lebeltel |
![]() |
| La valse. Photo de Liz Douce Folie |
La soeur de Paul Claudel, l'amante d'Auguste Rodin... mais avant tout une Femme
si vous avez lu ce livre ou si vous le lisez, vous vous interrogerez sur la folie des hommes
si vous avez lu ce livre ou si vous le lisez, vous vous interrogerez sur la folie des hommes
Libellés :
CHANSON FRANCAISE,
CINEMA,
LITTERATURE,
PHOTOGRAPHIE,
PORTRAIT,
SCULPTURE
23 nov. 2010
22 nov. 2010
L'ETERNITE N'EST PAS DE TROP
Une passion amoureuse à la fin de la dynastie Ming (XVIIème siècle). Dao-Sheng vit dans un monastère en pleine montagne, à la fois médecin et devin, il oscille entre bouddhisme et taoïsme, retenu de tout engagement définitif par un secret vieux de trente ans : son amour toujours vivace pour une jeune fille juste entraperçue alors qu'il avait 20 ans. Aussi décide-t-il de mettre fin à cette obsession en descendant dans la plaine pour tenter d'y rencontrer celle qu'il a aimée. Et la rencontre a lieu, la passion est partagée même si épreuves et obstacles attendent les amants...
« A ces mots, Lan-ying ouvre sa paume et laisse Dao-sheng y coller la sienne. Instant de muette communion et d'extase hors paroles. L'intimité née de deux mains en symbiose est bien celle même de deux visages qui se rapprochent, ou de deux cœurs qui s'impriment l'un dans l'autre. La corolle à cinq pétales, quand elle éclôt, est un gant retourné de l'intérieur vers l'extérieur, elle livre son fond secret, se laisse effleurer par la brise tiède qui sans cesse passe, ou butiner sans fin par d'avides papillons et abeilles qui accourent. Entre deux mains aux doigts noués, le moindre frémissement bruit de battements d'ailes ; la moindre pression provoque une onde qui s'élargit de cercle en cercle. La main, ce digne organe de la caresse, ce qu'elle caresse ici n'est pas seulement une autre main, mais la caresse même de l'autre. Caressant réciproquement la caresse, les deux partenaires basculent dans un état d'ivresse qui a peut-être été rêvé dans l'enfance, ou alors dans une autre vie. Les veines entremêlées irriguant le désir se relient aux racines profondes de la vie ; les lignes entrecroisées qui prédisent le destin tendent vers le lointain, jusqu'à rejoindre l'infini des étoiles. »
21 nov. 2010
20 nov. 2010
19 nov. 2010
18 nov. 2010
17 nov. 2010
TRANSPARENCE
![]() |
| Transparence par Pierre (Roads of Samsara) |
Transparence
Apparaître, paraître, disparaître, reparaître
Passer, dépasser, repasser, surpasser…
Sembler, ressembler, dissembler, rassembler.
Etre une image à la fois, et le contraire une autre fois
En fonction du moment, du lieu, du temps et de l’émoi
Etre aperçu par quelqu’un d’inconnu,
Etre reconnu par celui qui nous a vu.
Passer inaperçu complètement
Sur un trottoir bondé ou désert
N’être rien d’autre qu’un mouvement
Léger et fugace qui traverse l’air.
Etre une ombre parmi des ombres
Qui défilent dans la multitude et la pénombre.
S’engouffrer dans une porte cochère
Et disparaître très vite derrière.
Etre là, à attendre assis par terre
Qu’un regard se pose une seconde,
Mendier un sourire, une pièce ronde
Supplier que s’arrête la ronde.
Etre bien visible, de tous, du beau monde
Arriver en limousine, lunettes noires,
Le trottoir encerclé d’une mappemonde,
Scintiller dans les déclics et les miroirs.
Passer à côté d’un sans domicile fixe hagard,
Parce qu’on n’ose plus dire clochard,
Hâter le pas et détourner son regard
Car cela dérange au fond, quelque part….
Chercher la sortie à tâtons dans cette galerie des glaces,
Se perdre dans ce labyrinthe de parois et de faces,
Y trouver ou retrouver pour une fois sa place
Ne plus avoir peur que tout ne s’efface.
Nos vies ne seraient-elles qu’un jeu de dupes et d’illusions
Dans ce monde qui propose chaque jour la même représentation ?
Jeter à bas les masques, enlever le fard
Au risque de paraître un peu plus blafard.
Ne pas se contenter de rester bien accrochés
Aux branches de nos certitudes, tels des phasmes
Dissimulés et fondus comme des ectoplasmes
Aux regards vides et perdus dans nos phantasmes.
AMBre, le 17 novembre 2010
16 nov. 2010
LA JEUNE FILLE A LA PERLE
15 nov. 2010
14 nov. 2010
ROMY SCHNEIDER (travail en cours)
![]() |
| AMBre - Crayons H, HB, B - 14 novembre 2010 |
J'ai reçu pour mon anniversaire une carte d'Elisabeth, avec Romy dont je ne connaissais pas du tout cette photo. J'ai su en la voyant que j'allais la dessiner, il le fallait.
Merci, Elisabeth, sans t'en rendre compte tu m'as poussée à reprendre mes crayons après une interruption de quinze ans.
J'ai mis à profit ce long week-end pour arriver à ce résultat, je vais la laisser se reposer jusqu'à un prochain "créneau" où j'aurais du temps devant moi.
13 nov. 2010
12 nov. 2010
11 nov. 2010
SI LA FOLIE, C'EST...
10 nov. 2010
SALLE DES PAS PERDUS
| Attente par Tom (Photo & Graff) |
Ils ont souvent tout perdu, famille, travail, maison, raisons de vivre, ceux qui arpentent le hall de la gare de Lyon sans espérer partir nulle part.
Ils ont tout perdu et ils n'attendent plus rien. Parmi eux, il y a la vieille, élégante dans sa misère, cheveux coiffés, habits bleus. Depuis trois ans qu'elle vit là, elle s'est reconstruit un univers dans la salle des pas perdus. Son Caddie toujours plein d'un savant bric-à-brac. Ses copains de galère, Max, Henri, Elie, Céline. Ses combines et des confidences avec Yvonne, la dame-pipi. Ses trouvailles quotidiennes dans les poubelles garnies par les gavés, les nantis, les inconscients.
Sa boîte à sucre, boîte aux secrets, aux souvenirs de la vie d'avant. Le spectacle de ceux qui ne veulent jamais perdre, ni leur temps, ni leur argent, ni un seul pas, ni rien. De temps en temps un festin de rouge et de jambon-baguette avec les autres. Et sa chambre à coucher, carton et couverture derrière les deux piliers de l'angle gauche. Tout est en place, bien rôdé. Une routine comme une autre. Jusqu'au jour où la vieille aperçoit une toute jeune fille sur un banc, à l'heure du 19 h 48 pour Avignon.
Elle est différente. Fragile. Au bout. Elle semble regarder quelque chose intensément, à l'intérieur d'elle-même. Puis elle se lève. Et la vieille reconnaît son pas. Un pas perdu.
Ils ont tout perdu et ils n'attendent plus rien. Parmi eux, il y a la vieille, élégante dans sa misère, cheveux coiffés, habits bleus. Depuis trois ans qu'elle vit là, elle s'est reconstruit un univers dans la salle des pas perdus. Son Caddie toujours plein d'un savant bric-à-brac. Ses copains de galère, Max, Henri, Elie, Céline. Ses combines et des confidences avec Yvonne, la dame-pipi. Ses trouvailles quotidiennes dans les poubelles garnies par les gavés, les nantis, les inconscients.
Sa boîte à sucre, boîte aux secrets, aux souvenirs de la vie d'avant. Le spectacle de ceux qui ne veulent jamais perdre, ni leur temps, ni leur argent, ni un seul pas, ni rien. De temps en temps un festin de rouge et de jambon-baguette avec les autres. Et sa chambre à coucher, carton et couverture derrière les deux piliers de l'angle gauche. Tout est en place, bien rôdé. Une routine comme une autre. Jusqu'au jour où la vieille aperçoit une toute jeune fille sur un banc, à l'heure du 19 h 48 pour Avignon.
Elle est différente. Fragile. Au bout. Elle semble regarder quelque chose intensément, à l'intérieur d'elle-même. Puis elle se lève. Et la vieille reconnaît son pas. Un pas perdu.
9 nov. 2010
DESSINE-MOI...LE TEMPS
S’il te plaît, dessine-moi le temps
Avec de grands aplats noirs et blancs,
Mets-y quelques touches de couleurs
Pour nuancer un peu de douceur.
Choisis un grand format,
Un A3 ne suffirait pas,
Etale, comme tu voudras, le temps
Que je m’y allonge un instant.
Laisse s’y graver les minutes et les secondes
Pour qu’un moment la Terre dans sa ronde
S’arrête de tourner et me laisse descendre
Et à ses trois petits points me suspendre …
Sur ta belle feuille Canson
Oublie un petit coin bien rond
Pour que je puisse regarder tout au fond,
Grâce à ma longue vue, scruter la ligne d’horizon.
N’oublie pas les lignes de fuite
Applique-toi sur les perspectives !
Dis-toi que j’ai besoin de la suite
Pour mieux saisir ce qui m’arrive.
S’il te plaît, montre-moi le temps
Comme un immense firmament
Dans lequel scintillent les sentiments
Qu’on oublie et néglige trop souvent.
Avec tes crayons et tes fusains
Symbolise les soirs et les matins
Fais couler l’encre de hier et de demain
N’efface pas les taches sur tes mains.
Ne t’arrête pas, continue !
Continue, ne t’arrête plus !
Je ne me lasse pas de regarder,
Je suis comme hypnotisée …
Je m’endors doucement en admirant le temps
Sans compter les minutes, les moutons ni les ans.
AMBre
Le 12 octobre 2009
Imagine-moi sous un autre soleil
Imagine-moi sous d’autres cieux
Crois-tu que je serais le même
Crois-tu que je serais un peu mieux
A marcher sur une autre terre
A rêver à d’autres rêves
Que celui de quitter ces lieux
Dessine-moi tout à l’envers
Un endroit où l’on peut s’étendre
Un été qui se prolonge
Et qui nous retient dans ses bras
Dessine-moi tout à l’envers
Un endroit où rien ne s’effondre
Un endroit où l’on a jamais froid
A l’ombre ou en pleine lumière
Dessine-moi tout à l’envers
Puisqu’il faut bien se rendre compte
Que l’on a perdu la tête
Que l’on ne passera pas ce mur
Non pas un au travers
Nous le connaissons si bien
Pierre par pierre
Nous l’avons bâti
Dessine-moi tout à l’envers
Un endroit où l’on peut s’étendre
Un été qui se prolonge
Et qui nous retient dans ses bras
Dessine-moi tout à l’envers
Un endroit où rien ne s’effondre
Un endroit où l’on a jamais froid
A l’ombre ou en pleine lumière
Dessine-moi tout à l’envers
Imagine-moi dans un autre décor
Imagine-moi moins sur le bord
Crois-tu que je serais le même
Celui qui en pense qu’à partir
Imagine-moi sous un autre soleil
Imagine-moi à cent mille lieux
Crois-tu que je serais le même
Crois-tu que je serais un peu mieux
Un endroit - Manu Da Silva - Album "La tendresse des fous"
Révélé en 2005 avec un premier opus intitulé "Décembre en été", Da Silva, ancien membre d'un groupe de punk, s'est rapidement reconverti dans un style pop acoustique. Cet héritier de Cali dépeint depuis la vie avec un soupçon de mélancolie et conte souvent dans ses chansons les ravages de l'amour ou encore la détresse des sentiments. Après "De beaux jours à venir", paru en 2007, et quelques collaborations, notamment avec la chanteuse Elsa, cette désormais voix confirmée de la fameuse nouvelle scène française propose un troisième album dans lequel il a su se renouveler sans se trahir.
Le chanteur a décidé de sortir de son home studio et a convié divers musiciens et un orchestre sur ce nouvel opus. Cet ensemble apporte une nouvelle couleur à son travail et des images défilent en tête dès "La Route", morceau ouvrant l'album, que l'on ne souhaite ensuite plus quitter. Plus loin, "Le carnaval" séduit d'emblée avec ses sonorités irlandaises conviant l'auditeur à une folle farandole. Les thèmes chers à Da Silva sont toujours là : l'absence ("Les inséparables"), les voyages ("Les plaines), la mélancolie ("Les ricochets")... Da Silva sait décidément comme aucun autre glorifier en parole et en musique des courts moments de vie.
Le chanteur a décidé de sortir de son home studio et a convié divers musiciens et un orchestre sur ce nouvel opus. Cet ensemble apporte une nouvelle couleur à son travail et des images défilent en tête dès "La Route", morceau ouvrant l'album, que l'on ne souhaite ensuite plus quitter. Plus loin, "Le carnaval" séduit d'emblée avec ses sonorités irlandaises conviant l'auditeur à une folle farandole. Les thèmes chers à Da Silva sont toujours là : l'absence ("Les inséparables"), les voyages ("Les plaines), la mélancolie ("Les ricochets")... Da Silva sait décidément comme aucun autre glorifier en parole et en musique des courts moments de vie.
8 nov. 2010
BLACKMORE'S NIGHT
7 nov. 2010
LOREENA McKENNITT - The Mummers dance
![]() |
| Un petit ajout personnel à la sélection de Liz Douce Folie que je vous recommande chaleureusement |
6 nov. 2010
5 nov. 2010
4 nov. 2010
BASQUIAT
![]() |
| Jean-Michel BASQUIAT par Nathalie LEBELTEL |
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre du 15 octobre 2010 au 30 janvier 2011 une vaste rétrospective à l’artiste américain Jean-Michel Basquiat à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa naissance. Cette exposition est la première de cette envergure à être présentée en France. D’origine portoricaine et haïtienne, né en 1960 à Brooklyn dans l’Etat de New York et mort à New York en 1988 à la suite d’une overdose à l’âge de vingt-sept ans, il appartient à la génération des graffiteurs qui a brusquement émergé à New York à la fin des années 70.
Mais ... les graffitis commencent à être sévèrement punis dans le métro de New York. C'est ainsi que l'on commence à en voir apparaître sur les murs des arrondissements les plus défavorisés ainsi qu'en diverses villes américaines (Chicago, San Francisco, Los Angeles, Philadelphie, etc.) pour ensuite faire un retour en force en Europe.
C'est au cours de cette même époque que le milieu artistique s'intéresse au sujet. Une multitude de « graffers » devenus célèbres, dont Basquiat, peignent des toiles, qu'ils exposent ensuite en galeries d'art. Ces artistes nomades ont dorénavant acquis respect et notoriété du milieu et du monde artistique en général pour les oeuvres qu'ils ont réalisées.
Les graffers, aussi appelés graffiti-artists, graffiteurs, graffs ou writers, emploient diverses techniques et inspirations pour rendre leur art le plus vibrant possible (pochoirs, aérosols, poésie, etc.).
![]() |
| Andy Warhol par Bodard |
Inscription à :
Articles (Atom)













































.jpg)