Réponses exactes, dans l'ordre chronologique : Laure, Elisabeth
et une mention spéciale pour l'originalité de celle de Guillaume.
Merci pour votre participation et BRAVO !
Lettre à un rêveur qui s'ignore
Qui jongle avec les "faudrait" et les "y a qu'à"
Retourne coucher dans son décor
Quand le réel reprend ses droits
Vendez-moi une île déserte
Vendez-moi une île déserte
Il pensait tout haut dans sa tête
Que la petite avait de quoi
Qu'il pourrait profiter peut-être
De la fille qui vient d'en bas
Vendez-moi une île déserte
vendez-moi une île déserte
Quand le vieux, lui, la regarde
Avec ses yeux de vieux cochon
Sexe rongé de phallocrate
Qui voit en chaque femme le ballon
Vendez-moi une île déserte
Vendez-moi une île déserte
Ne parlons pas d'elles qui se terrent
Encore moins d'elles qui, de surcroît,
En vertu d'une morale précaire
Leur laissent volontiers tous les droits
Vendez-moi une île déserte
Vendez-moi une île déserte
Silence digne des catacombes
Silence digne des morts vivants
Quand la violence se tient dans l'ombre
Quand la violence tient bien son rang
Vendez-moi une île déserte
Vendez-moi une île déserte
Je vais mais je suis somnambule
Et j'ai presqu'oublié le nom
De ces violeurs dont la minuscule
Se tient dans l'fond d'leur pantalon
Vendez-moi une île déserte
Vendez-moi une île déserte
Lucid Beausonge, 1981.
Harmonie ( Laetitia et toutes les autres…)
Que savais-tu de la vie
Qui t’a brusquement été ravie ?
Que sais-tu de la mort
Qui nous rend ton pauvre corps ?
Harmonie,
Un prénom si prometteur
Pour ceux qui t’ont donné la vie
Un prénom si menteur
Pour ceux qui en ont décidé ainsi.
Harmonie
On a mis fin à ton existence
On t’a volé tes espérances
Toi qui voulais apprendre et comprendre
C’est injustement à n’y rien entendre.
Je ne te connais pas
Comme beaucoup d’autres que moi
Mais à travers toi
Je crie pour toutes les autres comme toi
Qui un jour disparaîtront en laissant un pourquoi ?
Angers, décembre 2010
On a tous un banc, un arbre ou une rue...
Moi j'ai mon banc à moi là-bas,
il est toujours là depuis le 17 janvier 1994,
le jour où cette chanson de Renaud a fait basculer ma destinée
"Chaque nuit, chaque matin, certains naissent pour le chagrin. Chaque matin, chaque nuit, certains naissent pour le délice exquis". "Certains naissent pour le délice exquis, certains pour la nuit infinie" provient du poème Auguries of Innocence, de William Blake.
"Jamais l'aigle ne perdit plus de temps qu'en apprenant du corbeau,"
citation de William Blake, issue de The Marriage of Heaven and Hell.
"Certains naissent pour le délice exquis, certains pour la nuit infinie"
paroles d'une chanson des Doors intitulée End of the Night.